Le Poulpe, c'est bon, mangez-en ^^

La recette du Poulpe, ou comment j’ai un peu traîné la patte

Commençons par une citation de Jean Yanne :

“La connerie, c’est comme le judo, il faut utiliser la force de l’adversaire.”

Vous comprendrez dès lors pourquoi parfois on a l’air très très forts sans y être forcément pour grand chose.


Tout d’abord, merci à vous. Oui, merci à vous de nous suivre ici et d’en avoir quelque chose à faire, de ces élucubrations ostensibles que nous déversons ici, avec un plaisir réel, n’en doutez pas. Bouffée d’air pur dans nos quotidiens mornes ? Ne poussons pas trop loin non plus le dramatisme primaire ou les formules toutes faites. Oui nous nous amusons à reprendre la plume. La vraie. Celle avec un grand P comme dans Poulpe…  –Ah, oui. On avait pas dit qu’on évitait les formules à la con ?– Et si nous sommes heureux de vous retrouver ou de vous rencontrer, ô lecteurs émérites qui affrontez les tempêtes impies de nos fiels belliqueux ou le discours volubile de nos passions endimanchées…

« Faut arrêter ce genre d’envolées Monsieur. Vous savez que vous êtes trop porté par ce genre de phrases longues, complexes, au vocabulaire étrange où des mots de plus de quatre syllabes abondent…
– Ah bon ? Ça m’étonne. La mécanique de mes phrases détonne ? Soit. Je prendrai sur moi et me restreindrai au maximum pour éviter les excès de mon curriculum ».

Nous sommes donc heureux de vous accueillir ici. D’autant plus dans un espace qui ne soit soumis à aucune volonté pécuniaire ou marketing. Une prose de cœur, qui vient des tripes (), et qui se satisfera humblement de vos retours, bons ou mauvais, dubitatifs, véhéments ou inconditionnels. On fait pas les margoulins, on prend tout comme ça vient. Il est comme ça le Poulpe –Oui comme on est un peu proches, je l’appelle par son petit nom. N’hésitez pas, le Poulpe, c’est bon, mangez-en. Et si j’arrive d’ailleurs à ne plus me couper seul la parole, je pourrais sans doute débuter ma démonstration.

José était très fier de sa nouvelle mise en pli
José était très fier de sa nouvelle mise en pli

Car si nous sommes heureux de nous réunir ici à l’aune du Poulpe, si nous sommes fiers de pouvoir aligner quelques lignes pour vous jeter à la face nos découvertes, nos coups de gueule, de cœur et nos ressentis, il n’est pas forcément facile de savoir par où commencer. Personnellement, l’idée d’être catalogué me terrifie. Il est peu de choses, quand on exerce un art ou un talent, que de le voir étriqué dans les limites consensuelles d’une classification subjective. Non, croyez moi chers amis, le choix de votre première maquette pour passer une audition, votre première prise de parole au sein d’un groupe, le choix d’un premier article sur un blog… vos fringues, vos goûts musicaux, culinaires ou cinématographiques conditionnent le regard qu’ont les gens qui gravitent autour de vous à votre endroit.

Oui mais moi l’avis des autres je m’en tape, je suis un rebelle, je vis ma life, wesh.

C’est bien Jean-Germain, tu es un grand garçon et tu fais peu cas du regard des autres. Grand bien te fasse, mais vois-tu mon ami, nous restons malgré tout un animal social, et à moins de vivre seuls au milieu de la forêt avec un arc et des chèvres, l’interaction avec les gens, c’est notre quotidien…

Le Suricate reste une valeur sûre de la catégorie animal cool
Le Suricate reste une valeur sûre de la catégorie animal cool

Voilà donc deux mois que je repousse mon premier papier poulpiste –Oui car le Poulpe s’accorde aussi“C’est chaud mec, j’ai trop de taff.” “Pas ce week-end, je me pose un peu.” “Oh putain c’est les soldes d’hiver sur Steam.” Faisant fi de ma décision d’exclure les formules toutes faites, je ne fis ni une ni deux, et me voilà, nu devant vous. Comme près à déboucher mon stylo. Mais par où commencer donc ?

– Ok, je fais un truc sur The Witcher 3, je l’ai saigné à bloc.
– Oui mais un truc sur les jeux vidéo direct, ça fait pas un peu enfonçage de porte ouverte ?
– Ok, je reprends mon ‘J’ai joué à Red Dead Redemption…’ débuté juste avant mon départ d’Eclypsia.
– Oui mais c’est toujours du jeu vidéo Johnny Johnny.
– Pas faux.
– Mmmh… Quid d’un truc sur l’envers du décor ?
– C’est-à-dire ?
– Ben, je sais pas trop, mais tu vois, quelque chose qui démystifie le job de journaliste jeu vidéo… Je sais pas… Une revue de presse qui décortique la façon de traiter les infos par les grands sites et mag spécialisés ?
– Alors oui, mais c’est toujours du jeu vidéo. Et c’est chronophage.
– Mokay, stay focus…
– Les sujets que tu maîtrises bien. Je sais pas, Star Wars,  Le Seigneur des Anneaux ?
– Oui, oui… Bien sûr. Star Wars, c’est le moment, et Le Seigneur, c’est toujours le moment, mais je sais pas. J’ai déjà fait des trucs là-dessus. T’as pas peur qu’on pense que je tourne en boucle là-dessus ?
– Et comment ils font tes potes ?

Régis est fan de Michelangelo, et il le prouve. Merci Régis.
Régis est fan de Michelangelo, et il le prouve. Merci Régis.

Tiens, mais c’est vrai ça. Il font comment mes potes ?
*Morceau choisi*

« Hé ! J’ai été voir le dernier James Bond, c’est vraiment nul. Je vais faire un papier dessus.
– OK
– OK
– OK
– Oh putain, je viens de tomber sur un site sur les tapirs ! C’est pour toi ça Alex ! http://i.imgur.com/8mCUfO3.jpg
– Haha LoL. Carrément. Sinon il est pas bien le dernier James Bond donc ?
– C’est presque au niveau de Quantum of Solace.
– Anéfé. Bon ben go mec.
(Ceci est une reconstitution type de l’intimité de nos conversations Skype, qui n’engage en rien ses déférents intervenants. Merci.)

Rien de plus beau que le sourire d'un enfant
Rien de plus beau que le sourire d’un enfant

Au final, mes potes, déjà ils font, ce qui est un vrai plus. Ils le font avec l’envie et la conviction d’un Matt qui nous dresse, sous couvert de lancement officiel, une présentation du projet Poulpe Culture, décomplexée et rabelaisienne, caricature de propagande politique débordant de joie et d’envie : le Manifeste du Parti Poulpiste. Serpico, lui nous offre une gaudriole caractéristique dont lui seul, dans les tréfonds son esprit iconoclaste, a le secret. Il nous emmène allègrement dans un voyage au pays de ces putains de Druides qui choppent grave en boîte. Et ça vaut le détour. Oh oui. La première critique ciné du Poulpe, elle, aura été l’œuvre de notre cher Flegmatic, qui nous propose une plongée en apnée au cœur de The Lobster, un ovni incongru où l’atypique le dispute au super classe. Il enchaîne d’ailleurs avec une destruction empathique de Spectre, et sort vainqueur de son exercice aux allures de diptyque. Oui Flegmatic est bon. Quand il aime, et quand il n’aime pas. Enfin, notre ami Golgoth, nouvelle tentacule du projet Poulpe, nous a délivré un premier papier séduisant et convaincant sur la belle Melody Gardot, coupant de la sorte, avec sa Chronique The Blue Note, le ruban des fééries musicales.

La musique est un cri qui vient de l'intérieur
La musique est un cri qui vient de l’intérieur

Et voilà mes potes qui poussent et mes réticences qui s’émoussent. Serpico va-t-il nous abreuver seulement d’élucubrations fulgurantes et décalées, aussi géniales soient-elles ? Sans doute pas, il nous l’a d’ailleurs prouvé avec son chant d’amour à Rocky. Flegmatic sera-t-il le Monsieur Cinéma du Poulpe, et Golgoth son Chef d’orchestre ? C’est réducteur, et c’est oublier la passion du premier – entre autres – pour la musique, ou les goûts du second pour le cinéma… Et que penser de l’activité cachée de Serpico, aussi compositeur, parolier, chanteur et guitariste (Spoilers !) ?


Non. À la lecture du Poulpe, on constate un mélange protéiforme qui s’enrichit au fil des articles. C’est la création, lente et laborieuse, d’une identité. Notre identité. La recette du Poulpe au final ? Un zeste d’anti-conformisme, un peu de curiosité et quelques curiosités, un soupçon de cultures, celle avec un grand ‘C’, et celle avec un petit ‘s’ à la fin. Un nappage de conneries qui fait le sel et le poivre : celles du trait d’esprit, celles du jeu de mot, celles du langage de charretier… Le Poulpe vit mesdames et messieurs. Il frémit et crépite sur la plancha de nos envies –Putain, c’est beau ce que tu écris Jean-Michel. En vérité je vous le dis, il y aura ici de l’ail et de l’huile d’olive : des gousses de concret piquant et du lubrifiant un peu gras d’origine végétale ; parfois une musicalité de l’écriture, parfois une prime à la classe, et parfois juste une tribune d’expression somme toute assez commune. Une tribune libre pour un gang de Rédac’ en mal de Canap’. Un espace pour nous laisser aller à nos turpitudes. Le Poulpe, c’est un peu de ça, et puis c’est tout à la fois. Comme un bon smoothie d’encornets. Ou une bisque. On vous fait d’ailleurs la bisque à tous. Et qu’importe ton premier papier mec, juste fais-le.

Dont acte (Et pas « Don’t act », parce que ça n’aurait plus aucun sens).


Enfin, pour remercier les plus courageux d’être arrivés jusqu’ici, et pour achever cette sélection d’images fort peu à propos il faut en convenir, je vous offre le meilleur cosplay de Gandalf face au Balrog, un cosplay signé Francis le Panda Roux. À bientôt pour de nouvelles aventures !

YOU SHALL NOT PASS !
YOU SHALL NOT PASS !
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7 thoughts on “La recette du Poulpe, ou comment j’ai un peu traîné la patte

  1. Et ben moi j’aime bien ce qui se dégage de ce blog, c’est drôle, c’est intelligent, c’est décalé : c’est rafraichissant. Ca fait un peu penser à du Alexandre Astier dans l’esprit ( et là en terme de compliment je peux difficilement faire mieux ) .Merci d’avoir réuni içi le vieux gang du canap’, on sent que vous vous faites plaisir, et du coup vous nous faites plaisir aussi. <== je viens de remarquer la consonnance sexuelle de cette phrase, tant pis je la laisse quand même.
    N'arrêtez pas s'il vous plait :)

  2. Et voilà enfin le gang au complet avec MenraW ! Continuez comme ça vous faites grave plaiz :)
    P.S. : J’espère voir un jour sur le Poulpe une section poésie remplie des créations en vers de l’ami Serpico.

  3. Je vous ai retrouvé. Après vous avoir découvert sur l’aventure Eclypsia, où vous apportiez aussi d’autres Cultures à celle du jeu vidéo, je vous retrouve enfin.
    Voila quelques heures que je me délecte de vos articles. Mais sur quel article laisser un commentaire pour vous crier mon bonheur (en silence tout de même parce que je ne suis pas sur que cela intéresse mes voisins)? Finalement le choix s’est imposé de lui-même. Quoi de plus naturel que de m’exprimer sur le premier article de MenraW? Celui qui marque la fin de la réunion des barbus et le début définitif de cette nouvelle aventure!
    Bref, je prends beaucoup de place ici! Je continuerai à apprécier vos articles, à etre en désaccord ou en accord avec vos points de vue, à débattre des sujets abordés, ou même simplement à apprendre de vous.
    N’étant pas spécialement à l’aise pour écrire, je ne vous promets pas de commenter souvent même si l’envie est bien présente. Si jamais à l’occasion je vous retrouve dans un bar, vous n’aurez juste pas le droit de refuser les bières que je vous proposerais!

    Sur ce, Bonne continuation et amusez vous

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