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The Blue Note : Melody Gardot

Commençons par une citation de Philipe Geluck :

« Ce qui m’intéresse surtout dans le jazz, c’est que c’est un bon mot pour le Scrabble. »

Bonjour toi, mélomane, amateur de musique mainstream ou indie, jazz-addict, fan de boys-band ou de Mylène Farmer.

Tu es au bon endroit, car ici, moi-même troubadour pratiquant et étudiant de musique, je vais te faire découvrir et te raconter des trucs sur le jazz. En parlant de Jazz, c’est aussi mon chien.

jazz Pourquoi appeler cette chronique « Blue note » me demanderas-tu ? Et bien pour trois raisons te répondrais-je :

  • Blue Note Records est un label de jazz toujours existant, datant de 1939 qui a produit parmi les plus grands nom du jazz. Miles Davis, John Coltrane, Herbie Hancock, Wayne Shorter, Thelonious Monk, Sonny Rollins, Claude Nougaro, Norah Jones (…) ont enregistré dans ses studios.
  • Blue Note est également un réseau de clubs de jazz répandu dans le monde entier et dont le plus célèbre se situe à New-York.
  • Enfin, la Blue Note, ou note bleue, va donner sa couleur musicale au blues. Elle est très employée dans le jazz et le blues dans lesquels elle peut donner une sensation de nostalgie ou de tristesse. Cette note se situe entre la quarte et la quinte de la gamme pentatonique mineur.

Maintenant, je vais te parler un peu de Melody Gardot.

Auteure-compositrice-interprète-pianiste-guitariste américaine née en 1985, Melody commence très tôt la musique. Elle échappe de justesse à la mort en se faisant renverser par une voiture à l’âge de 19 ans. Cet accident lui laisse de nombreuses séquelles et les médecins lui conseillent de pratiquer la musicothérapie. Pendant une année, sur son lit d’hôpital, elle pratique ainsi la guitare, l’écriture et la composition et recouvre rapidement la mémoire qui lui faisait défaut.

Cependant, des stigmates de l’accident sont toujours présents : Lady Gardot porte toujours des lunettes de soleil du fait d’une hypersensibilité à la lumière et se déplace à l’aide d’une canne.

Gardot 2

Ces deux accessoires s’intègrent aujourd’hui parfaitement dans ses tenues de scène toujours classy.

Sa carrière débute en 2005 après sa longue hospitalisation et connait un succès fulgurant après avoir été repérée par la station de radio WXPN. Ses 4 albums – Worrisome Heart (2008), My One And Only Thrill (2009), The Absence (2012) et Currency of Man (2015) – sont classés dans le top 5 des charts français.

À 30 ans et à force d’exigence artistique et de travail acharné, Gardot a su se démarquer après des albums d’une grande diversité : du jazz sensuel et pop avec son disque My one and only thrill, à la musique latine voluptueuse dans The Absence et au blues bien moderne de Currency of man. Notre chanteuse est écoutée dans le monde entier, se fait une place parmi les plus grands noms du jazz et est régulièrement comparée à des Nina Simone ou Ella Fitzgerald.

J’t’emmène directement dans le vif du sujet avec son dernier album sorti le 1er juin 2015.

CURRENCY of MAN

En sortant du boulot, j’vais faire un tour dans un magasin de disques en attendant les copains pour boire un coup et je vois un album de Gardot qui m’est inconnu. J’l’achète, n’ayant jamais été déçu par sa musique, et retourne à mes instincts primaires : la bière.

Ce n’est qu’en montant dans la bagnole que je me souviens de mon achat compulsif et le met dans le lecteur CD.

Curency of a man

« Bordel de merde ça groove. »

J’étais habitué à une Gardot très sensuelle, fine, glamour, smooth, swing, sexy et cool jazz. Eh bah sur Currency of a man, c’est toujours sexy, c’est toujours sensuel, mais sans tout le bling-bling. Et ca groove !!!

C’est bluesy, c’est roots, ça fait voyager et t’entendras ce saxophoniste (Irwin Hall) qui fait sortir des sons des entrailles de la terre. Des sons qui te transpercent de part en part sans que tu ne puisses faire quoi que ce soit parce que dieu a décidé de n’pas mettre de paupières sur tes oreilles. Sans dec’, dans chacune de ses improvisations, il fait passer Belzeboss de The pick of Destiny pour un trou d’balle. Et puis il y a voix de Melody qui va t’emmener à des années lumières d’ici.

Si t’as un emploi du temps de ministre et que tu n’as pas le temps d’écouter l’album en entier, commence par Preacherman (tu pourras entendre Irwin Hall hurler dans son sax’). C’est l’histoire d’un noir de 14 piges qui se fait assassiner parce qu’il est accusé d’avoir flirté avec une blanche. Le blues quoi.

Ensuite je te propose Same to you. Un blues bien moderne qui va te donner envie de bouger ton body.

Et voilà Le reste de l’album est au moins tout aussi bien et il ne te reste plus qu’à l’acheter ou à l’écouter où bon te semble, par exemple ici.

En clair, Melody Gardot nous a encore pondu un album d’une rare qualité.

poule

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3 thoughts on “The Blue Note : Melody Gardot

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